« Science des données : science des sociétés »

Arménie francophone
11.04.2019

C’est par un grand événement scientifique que la Saison de la Francophonie 2019 se clôture en Arménie. Il s’agit d’une conférence internationale de trois jours intitulée «Science des données: science des sociétés», organisée par l’Ambassade de France en Arménie, en partenariat avec l'Institut de Recherche en Informatique de Toulouse - IRIT, l’Académie nationale des Sciences de la République d’Arménie, avec le soutien de l’ Université française en Arménie et de Tumo Center for Creative Technologies.

Par Anna Baghdassarian

Le secteur des nouvelles technologies est l’un des principaux piliers du développement économique d’Arménie. Depuis 2010, il connaît 20% de croissance annuelle. Cette croissance doit s’accompagner de la création de formations, de la structuration d’un écosystème favorable à tous les acteurs (institutions gouvernementales, ONG, entreprises etc). C’est en ce sens que la France soutient la création prochaine du centre national de calcul à haute performance d’Arménie (NSCA), équipé du premier supercalculateur français dans le Caucase.

Dans ce contexte, l’Ambassade de France en Arménie, en partenariat avec l’IRIT (Institut de Recherche en Informatique de Toulouse), l’Académie nationale des Sciences de la République d’Arménie, avec le soutien de l’Université française en Arménie et TUMO a lancé, le 10 avril dernier, une conférence internationale de trois jours « Science des données : science des sociétés ». L’événement est destiné au grand public intéressé aux enjeux de l’intelligence artificielle, à l’apport des mégadonnées au développement durable et aux questions de cybersécurité.

La conférence s’est ouverte par le mot d’accueil du recteur de l’Université française en Arménie Jean-Marc Lavest. Il a notamment indiqué qu’on vit une étape de transition à la fois technologique et sociétale et que dans cette transition, il y a des rôles importants à jouer pour les acteurs privés, mais également pour les acteurs publics. « Comme l’a dit le philosophe français Rabelais, la sagesse ne peut pas entrer dans un esprit méchant, et science sans conscience n’est que ruine de l’âme », - a terminé son mot Jean-Marc Lavest.

Jonathan Lacôte, ambassadeur de France en Arménie, a souligné le lien particulier qui est en train de se constituer entre Erevan et Toulouse, ville rose arménienne et ville rose française, dans le domaine des sciences et des technologies. « Le lien entre ces deux villes est symbolisé tout d’abord par la signature d’un protocole d’accord, en marge du Sommet de la Francophonie, entre l’Académie nationale des Sciences de la République d’Arménie et trois universités de Toulouse. Ce protocole prévoit la création, à Erevan, du Centre national de calcul haute performance grâce à la donation d’un supercalculateur à la partie arménienne. Il s’agit bien plus que d’un simple acte de la donation d’un appareil, puisque ce centre national de calcul haute performance va permettre l’émergence d’un écosystème unique dans le Caucase, associant la recherche académique, les acteurs socio-économiques et gouvernementaux autour de la simulation numérique », - a dit l’ambassadeur Lacôte. Il a souligné que les applications pourraient être multiples et permettraient, sans doute, à l’Arménie de faire des avancées significatives dans des domaines aussi variés que la météorologie, l’agriculture irriguée, la sismologie, la statistique ou l’industrie du numérique.

Les mots d’ouverture ont été suivis par l’intervention d’Eric Badiqué, conseiller pour l'intelligence artificielle à la Commission Européenne, sur les impacts sociétaux de l'intelligence artificielle. La deuxième partie de la conférence a été  consacrée à l’impact des mégadonnées et d’«Internet des objets » sur le développement durable, en présence de Michel Daydé, délégué scientifique au CNRS, directeur de l'Institut de Recherche en Informatique de Toulouse, de Gregory Giuliani, spécialiste du Datacube suisse à l’Université de Genève, ainsi que des professionnels et scientifiques arméniens du secteur.

Il n’y a aucun doute : l’avenir appartient à l’intelligence artificielle, qui est capable d'analyser les données et d'afficher les résultats. Bientôt, nous verrons peut-être fleurir des robots capables d’accomplir plus de tâches quotidiennes. L’intelligence artificielle peut aussi faire une révolution dans le domaine de la santé. Les robots seront capables d’analyser les données et même de diagnostiquer.  

Les intervenants internationaux sont convaincus que la science des données est l’or noir du siècle.  Les entreprises les plus riches sont celles qui utilisent les données le plus efficacement.

La conférence internationale « Science des données : science des sociétés » sera clôturée le 12 avril à 9h45 au centre Tumo, par la table ronde intitulée « Synthèse des échanges et perspectives de coopération » . 
 
 

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