L’intelligence artificielle : une nouvelle spécialisation de master à l’UFAR

Oui, aux systèmes qui simplifient le travail de l'homme ! Oui ! à l’intelligence artificielle avec l’Université française en Arménie et son nouveau programme de Master dans cette spécialité, dont tous les enjeux ont été présentés le 28 juin, lors d’une conférence de presse par Professeur Bertrand Venard, le Recteur de l’UFAR, Davit Sahakyan, le Vice-ministre arménien de l’Industrie des Hautes technologies, Docteur Alain Crouzil, Directeur du département informatique de l’Université Toulouse III Paul-Sabatier et doyen associé à la faculté d’informatique et mathématiques appliquées de l’UFAR et Kristina Sargsyan, Doyenne de la faculté d’Informatique et de mathématiques appliquées de l’UFAR.

Au mois de juin, l’UFAR a signé avec l’Université Toulouse 3 Paul Sabatier, son partenaire historique, une nouvelle convention de partenariat pour s’ouvrir à la spécialité stratégique du  siècle : l’intelligence artificielle. L’Ambassade de France en Arménie, le Ministère arménien de l’éducation, de la science, de la culture et du sport et le Ministère de l’Industrie des Hautes technologies ont accompagné et facilité les processus de l’ouverture de cette nouvelle spécialisation à l’UFAR, étant donné que le développement de ce secteur est un objectif phare et stratégique pour l’Arménie. Comme en témoigne le vice-ministre Davit Sahakyan, le pays a un déficit significatif de cadres à occuper le marché technologique : « Ce domaine est très important pour le développement économique en Arménie et d’après nos évaluations, avec la croissance des startups, il y a une forte demande de spécialistes. L’ouverture de ce master est un pas vers la résolution de ce problème et permettra de garder ce potentiel et les ressources financières en Arménie. En ce sens, la création de ce programme de master est un investissement dans le développement du système des startups. Nous apprécions notre collaboration avec nos partenaires français », - conclut-il en remerciant tous les partenaires et opérateurs de ce programme innovateur.

En effet, l’intelligence artificielle est un domaine que tout pays aimerait développer, mais très peu de professeurs de qualité sont disponibles. Ce sont le ministère de l’Éducation arménien, le ministère de l’Industrie des Hautes technologies, ainsi que les entreprises qui ont exprimé le besoin essentiel et le manque d’experts dans ce domaine en Arménie. Cette synergie d’intérêts du ministère, des entreprises et aussi des étudiants ont emmené l’UFAR à répondre à ce besoin, de plus, dans l’esprit de coopération internationale dans la recherche scientifique : « En développant ce master, l’UFAR montre son écoute des besoins de l’Arménie, et donc son souci de coopération internationale. Notre objectif est aussi de participer au développement scientifique dans le même domaine », -souligne Professeur Bertrand Venard.

Un développement, qui a débuté en Arménie de longue date pour l’Université de Toulouse : « C’est une collaboration avec l’Arménie qui a commencé il y a un peu plus de dix ans, tout d’abord à travers la recherche, avec une collaboration entre l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse et l’Académie des Sciences de l’Arménie, ensuite l’UFAR est apparu dans cette collaboration et le premier résultat a été la signature de convention double diplôme de licence. Ce double diplôme a été mis en place en 2018 et il se poursuit maintenant avec la création de ce master et on est déjà en train de réfléchir à d’autres projets dans la recherche. En matière de professeurs et d’échanges, c’est déjà le cas. Les professeurs de l’Université Toulouse 3 viennent faire des enseignements à l’UFAR au niveau de la licence, comme ce sera aussi au niveau de master à partir du septembre prochain » -, souligne Docteur Alain Crouzil.

Le cursus du master se basant essentiellement sur une alternance de théorie et de pratique, les stages sont obligatoires ; les meilleurs étudiants auront même l’opportunité de les faire en France grâce aux partenaires de l’UFAR. Étant donné que les cours auront lieu les soirs, après le travail, le cursus permettra de combiner la théorie avec la pratique : « Ce ne sont pas seulement les étudiants qui vont venir vers nous, mais c’est aussi les entreprises qui vont demander de faire entrer leurs employés. L’avantage pour l’Arménie est que les connaissances acquises vont produire de la valeur ajoutée immédiatement, et pas dans quelques années », - tient à souligner le Recteur Bertrand Venard. La convention signée entre les deux universités est aussi prometteuse en matière d’échanges bilatéraux : c’est également les étudiants français qui peuvent être accueillis en Arménie, au sein de l’UFAR.

Ce programme de master est en effet très original pour le marché arménien, comme le remarque Madame Sargsyan, car « il est basé sur les deux piliers de l’intelligence artificielle, l’un étant la prise de décision basée sur des termes stéréotypés, l’autre-des prévisions basées sur le traitement des données et la science et l’analyse des données, qui est déjà assez développé en Arménie. Notre programme comprend les deux disciplines et permet de choisir la spécialisation dans l’une des deux branches après avoir suivi les cours de base ».

Dans la continuité de son programme de licence en informatique de l’UFAR, l’enseignement de ce programme de master va se faire en anglais avec l’obligation pour tous les étudiants d’apprendre ou d’améliorer le français. Le Recteur de l’UFAR, Bertrand Venard souligne d’ailleurs : « l’UFAR a pour vocation d’ouvrir une porte vers le monde à ses étudiants avec un passage obligé vers la francophonie. Nous ne sommes pas contre l’anglais, mais pour le français, une magnifique langue internationale, complément essentiel de l’anglais ». Avec ce multilinguisme, l’UFAR va participer au renforcement d’une force historique de l’Arménie : ses réseaux internationaux.

L’UFAR s’apprête à accueillir les premiers étudiants de master au mois de septembre prochain.