EdTech 2022 à l'UFAR

L'UFAR continue de s'inscrire à la pointe de l'innovation technologique en Arménie. Le 4 juillet, l’Université française accueillait l'édition 2022 de la conférence EdTech, organisée en partenariat avec la Fondation KASA. Elle s'intitulait cette année : « Intelligence artificielle : questions et réponses technologiques ».

Par Lusine Abgaryan

 

La technologie éducative, EdTech ou EduTech, les termes en vogue, se définit généralement comme l'utilisation combinée du matériel informatique, de logiciels, de théories et de pratiques visant à faciliter l’apprentissage à l’ère des hautes technologies.  EdTech se réfère également à l’industrie des entreprises qui élaborent et mettent en œuvre ces technologies éducatives. En plus de l’expérience pédagogique pratique, la technologie éducative est basée sur les connaissances théoriques de diverses disciplines telles que la communication, l’éducation, la psychologie et la sociologie, l’intelligence artificielle et l’informatique.

Cette deuxième conférence EdTech en Arménie entendait aborder les questions clés des secteurs techno-éducatifs et faire connaître les outils technologiques appliqués dans le processus éducatif. Elle réunissait un panel de spécialistes ainsi que plusieurs institutions concernées telles que le "Fonds pour l’éducation égale", "TakeAr", " QaylTech", le "Collège virtuel arménien de l’UGAB" » ou encore "Teach for Arménia", qui œuvrent dans ce domaine. Les présentations successives ont évalué l'intérêt du rapprochement de l’intelligence artificielle et du secteur de l'éducation, soulignant tous ses effets positifs dans le contexte des profonds bouleversements que lui impose le 21e siècle.

« Les professeurs et les étudiants, les institutions, les pays, toutes les parties prenantes de l’éducation supérieure sont potentiellement affectées par l’intelligence artificielle », remarque le recteur Bertrand Venard lors de son discours d’introduction, Il ajoute que les problématiques éducatives contemporaines demandent à être contextualisées en fonction des éventuelles crises ou problèmes non résolus propres à chaque pays dans la quête de ses solutions. « Les problèmes auxquels fait face l’Arménie, l’Ukraine ou les Etats-Unis dans ce secteur ne sont pas les mêmes », précise-t-il, sans d'ailleurs manquer d’ajouter que dans ce monde extrêmement technologique, une transformation des compétences est également nécessaire.

L’enjeu de l’éducation morale est aussi au centre de l’attention. Les jeunes, selon les propos du recteur, se lancent de plus en plus souvent dans une « quête de sens » relative aux angoisses et à l’incertitude que leur inspire l’avenir. Il est absolument nécessaire selon lui, que l’éducation, à travers les solutions technologiques qu'elle peut proposer, les accompagne dans cette quête.

Tatévik Baghdassaryan, directrice de la fondation humanitaire suisse KASA, met en avant l’importance des échanges entre éducation et technologie, souhaitant que ce dialogue se transforme en une vraie plateforme. « Nous aimons beaucoup les synergies à KASA : combiner l’éducation formelle et informelle, l’éducation supérieure et le secteur social. Aujourd’hui, nous tachons de faire en sorte que l’éducation dialogue avec le secteur technologique. Je pense que les réponses à beaucoup de questions se retrouvent dans leur collaboration ».

Au cours des interventions thématiques qui s'en sont suivies, les professeurs de l’UFAR, Kristina Sargsyan, doyenne de la faculté d’informatique et de mathématiques appliquées, ainsi qu'Aram Yesayan, responsable de la chaire de mathématiques de l’UFAR, ont énoncé des statistiques significatives sur le sujet. En réponse aux demandes du marché du travail en Arménie, l’UFAR ouvrira ses portes à la rentrée 2022, aux étudiants désireux de poursuivre des études d’informatique en master.

A l'issue des exposés les nombreuses questions et commentaires de l'auditoire ont témoigné d'un intérêt nourrit vis-à-vis de la plateforme EdTech et laissent présager d'intéressantes perspectives de développement.