L'Assemblée nationale se prononce à l'unanimité pour la libération des prisonniers arméniens

Actualité
05.02.2026

Le 3 février, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité, en séance plénière, la résolution présentée par Laurent Wauquiez en faveur de la libération des prisonniers arméniens détenus par l’Azerbaïdjan.

 

Par 183 voix sur 183 votants et 183 suffrages exprimés, elle a adopté ce texte proposé par le groupe d'amitié France-Arménie. Ce nouveau vote, après d’autres résolutions demandant notamment la reconnaissance de la République d’Artsakh par le gouvernement, exprime le soutien de la France à la juste cause arménienne, qui ne saurait être réglée par la « loi du plus fort ».

Le gouvernement français, représenté par son ministre des Affaires étrangères, Jean-Louis Barrot, a soutenu la demande de libération des prisonniers tout en présentant sa lecture de la situation. Il s’en est remis à « la sagesse de l’Assemblée nationale ».

 

« Quand nous défendons l’Arménie, nous défendons plus que ce pays : nous défendons la souveraineté d’une nation contre l’impérialisme ; nous défendons le droit d’un peuple chrétien à survivre dans une région où il est minoritaire ; nous défendons la démocratie contre le fanatisme. Le peuple arménien compte sur nous ; il a besoin de nous pour briser cette chape de silence, » a dit M. Laurent Wauquiez, Président du groupe d’amitié France-Arménie à l'Assemblée nationale.

 

Le texte de la résolution souligne que les procès des prisonniers arméniens s'inscrivent dans le cadre de la politique de l'Azerbaïdjan visant à nier l'existence de l'Arménie et la présence arménienne dans la région. Les législateurs français ont également dénoncé la destruction systématique du patrimoine historique, culturel et religieux arménien dans les territoires contrôlés par Bakou. Le document avertit que le maintien en détention et les poursuites judiciaires à l'encontre des prisonniers arméniens pourraient compromettre la mise en œuvre de la déclaration commune signée à Washington le 8 août 2025, annonçant la fin d'un conflit de longue date.

La nécessité de renforcer les relations de partenariat entre la France et l'Arménie est également soulignée. Elle réaffirme le soutien à la population arménienne du Haut-Karabakh, expulsée de force de ses terres ancestrales, et souligne le droit de cette population à l'autodétermination, ainsi que la responsabilité de la communauté internationale d'obtenir de l'Azerbaïdjan des garanties pour un retour en toute sécurité. La résolution a un caractère recommandatoire et invite le gouvernement français à redoubler d'efforts pour obtenir la libération des personnes détenues.