CEDH: L'Azerbaïdjan a violé le droit à la vie et l'interdiction de la torture à l'encontre d'un militaire arménien

Actualité
19.06.2026

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a rendu son premier arrêt dans le cadre des affaires liées à la « guerre d'avril » de 2016, un conflit qui avait duré quatre jours.

 

L'ancien chef du bureau du représentant de l'Arménie pour les questions juridiques internationales, Liparit Drmeyan, a souligné que la CEDH avait notamment établi que l'Azerbaïdjan avait violé le droit à la vie d'un militaire arménien, ainsi que l'interdiction de la torture, y compris dans les cas de décapitation et d'outrage aux dépouilles.

« La Cour a condamné l'Azerbaïdjan à verser une indemnisation de 90 000 euros aux proches de la victime. Il s'agit d'un précédent important pour la défense des droits des victimes dans le cadre des actions en justice liées à la guerre de 44 jours de 2020. Cet épisode a été l'un des plus graves de la guerre d'avril, au cours de laquelle l'adversaire a tendu une embuscade à des militaires des forces armées arméniennes, puis a profané leurs dépouilles et les a décapités (ces faits sont exposés en détail dans l'arrêt de la CEDH). Nous tenons à remercier tout particulièrement l'équipe d'avocats des requérants »,  a déclaré M. Drmeyan.

L’Arménie a participé à ces affaires en tant que partie tierce, conformément aux procédures de la Cour. « Bien que l’Azerbaïdjan ait systématiquement nié sa responsabilité, un travail minutieux a permis de présenter des preuves irréfutables, notamment des articles parus dans les médias azerbaïdjanais où des représentants des forces spéciales azerbaïdjanaises se vantaient de cet « épisode héroïque »,