L’UFAR en fête pour la Nuit de la Francophonie

La première édition de la Nuit de la Francophonie était organisée à l’Université Française en Arménie ce 25 mars. Un programme aux petits oignons attendait les membres des institutions francophones, les enseignants et les étudiants de l’UFAR, spécialement réunis pour porter haut les couleurs de la Francophonie.

Par Marguerite Drieux

Table ronde, concours d’éloquence, quizz de culture G, concert et projections de films se sont enchaînés pour inaugurer une nuit de festivités autour du thème de “la Francophonie de l’avenir”.

Portrait d’une Francophonie florissante en Arménie

L’ambassadrice de France en Arménie, Mme Anne Louyot, était présente pour célébrer « le partage d’idées, de valeurs, de principes et d’énergie, au-delà de la langue » qui lie l’Arménie à la grande famille francophone dont elle est devenue membre en 2012, date de son adhésion à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). La haute-diplomate française s’est tout particulièrement adressée aux étudiants, présents en grand nombre pour l’événement, en insistant sur « le soutien de la Francophonie dans les domaines de l'entrepreneuriat, du numérique et du développement durable » qui sont au cœur des préoccupations des nouvelles générations. La mission de la Francophonie dans l’insertion professionnelle de la jeunesse arménienne était aussi l’un des thèmes abordés lors de la table ronde autour du “rôle de la Francophonie dans le monde et en Arménie”. M. Mohamed Ketata, Directeur régional de l’Agence universitaire de la Francophonie en Europe centrale et orientale, a brossé le portrait d’une francophonie « solidaire, innovante et efficiente » en insistant sur les opportunités à disposition de jeunes sur le marché de l’emploi arménien grâce à leur maîtrise du français.

Les discussions ont également fait émerger les perspectives d’avenir de la Francophonie en Arménie. L'Ambassadrice de France a évoqué l’élaboration récente d’une feuille de route francophone en collaboration avec le vice-ministre de l'Éducation, des sciences, de la culture et des sports, à laquelle pourront contribuer les jeunes en faisant des propositions en ligne. Dans cette même perspective, M. Shahen Avakyan, directeur exécutif et co-fondateur de la fondation “Centre arménien du droit international et des recherches stratégiques” a fait part d’une volonté d’intensifier la place du français, en instaurant un plan stratégique d’action entre les organisations francophones en Arménie.

La richesse francophone incarnée

Le recteur de l’UFAR, Bertrand Venard a tenu à féliciter les enseignants, véritables “miracles ufariens” comme il aime à les appeler, pour le rôle crucial qu’ils jouent dans la réussite de leurs élèves. Remise des médailles et partages d’expérience sur des notes émues et passionnées d’enseignants exerçant parfois depuis plus de vingt ans à l’ Ufar, ont ponctué l’événement. Les étudiants étaient eux aussi sous le feu des projecteurs. Les huit participants au concours d’éloquence sont montés sur le ring, s'affrontant à coup d’argumentaires développés sur des sujets aussi inspirants que déconcertants - “C’était mieux avant”, “Sommes-nous libres ?”, etc. -. Un challenge de taille relevé haut la main par des jeunes qui ne pratiquent le français que depuis un an pour certains. 

Projection de films et quizz de culture générale ont mis à l’honneur la culture francophone dans une ambiance décontractée, avant de laisser place aux reprises musicales des étudiants qui ont clôturé cette première Nuit de la francophonie en Arménie.