Guide touristique, un métier de plus en plus attractif en Arménie

EDITO DU MOIS
30.01.2020

De nos jours, le métier de guide touristique devient de plus en plus attractif car il permet de garder un travail flexible et indépendant, de sortir des bureaux, de s’épanouir sur les plans personnel, professionnel et financier. Et ce d’autant plus utilement que le gouvernement arménien considère le tourisme comme un secteur prioritaire pour  l’économie du pays. La formation de guides initiée par KASA en 2005 tend, de son côté, à répondre à plusieurs problèmes à la fois: soutien à l’emploi, meilleure qualité de la présentation touristique de l’Arménie, promotion d’un tourisme axé sur le développement durable.  Un triple défi que les responsables relèvent journellement à la Fondation.

Bien accompagnés grâce à un mentorat personnel continu, les participants enchaînent conférences en salle, cours en ligne, visites de lieux touristiques et devoirs pratiques sept mois durant, afin d'être prêts à exercer leur nouveau métier directement après la formation, résultat particulièrement réjouissant pour les employeurs.

Varduhi - ou Mme Hovhannisyan pour ses étudiants à l’Université pédagogique d’Erevan - enseigne la géographie depuis près de 30 ans. Elle a parcouru l’Arménie de haut en bas avec ses étudiants, en faisant office de guide. “Lorsque des amis résidant aux Etats-Unis m’ont recommandé la formation dispensée par KASA, je me suis dit que cela valait le coup de me professionnaliser, d’autant plus que j’aime et connais bien le pays en tant que géographe”, nous confie-t-elle.

Ces jours-ci, Mme Hovhannisyan prépare pour les autres participants de son groupe à KASA une présentation sur le tourisme durable dans les pays montagneux, thème d’un projet mené au sein de son université avec des spécialistes d’Autriche, auquel elle avait pris part. “À part l’approche très professionnelle des responsables [de la formation], j’ai beaucoup apprécié les méthodes choisies, qui favorisent un travail en équipe efficace et un échange de savoirs et de savoir-faire entre participants”, souligne Varduhi. Parmi les atouts de la formation, elle relève également la dimension pluridisciplinaire, le volet pratique et le choix de bons enseignants. 

Parfaite russophone, Varduhi prend actuellement des cours de français, impatiente d’accompagner des touristes étrangers, cette fois-ci comme professionnelle. Et aussi de faire bénéficier ses étudiants de ses nouvelles connaissances, dès la reprise des cours à l’université.

“Je bénis chaque jour la personne qui m’a orienté vers KASA”, note en riant Arman, spécialiste en relations internationales, mais aujourd’hui guide touristique indépendant, qui ne manque pas de travail durant la haute saison. À signaler que c’est en travaillant durant ses études comme réceptionniste dans un hôtel de la capitale qu’il avait découvert son intérêt pour le domaine.

Les méthodes et le contenu de la formation ont dépassé les attentes d’Arman: “90% des formateurs étaient des spécialistes éminents dans leurs domaines. Ce n’est pas de simples connaissances académiques sur tel ou tel lieu culturel ou historique qu’il nous ont transmis, mais une vision holistique. Cela explique aussi pour moi la renommée dont jouit cette formation auprès des agences de voyages, ce que j’ai pu constater de visu.

“Autre élément que j’ai aimé, c’est le fait que KASA garde des contacts avec ses anciens étudiants et se soucie de leur formation continue”, remarque-t-il. De fait, Arman s’apprête justement à participer à la prochaine formation de la Fondation sur la situation géopolitique et les développements actuels au Moyen-Orient.

Se voit-il comme guide à l’avenir aussi? “Je compte encore “mûrir” dans le métier mais quant à rester guide ma vie durant… pourquoi ne pas ouvrir ma propre agence un jour?”, répond Arman en souriant!