
L'Assemblée nationale d'Arménie vient d'adopter des modifications du Code foncier interdisant la cession gratuite de terrains appartenant à l'État et aux municipalités à l'Église apostolique arménienne.
Ces terrains ne peuvent donc plus être cédés gratuitement à l'Église pour la construction et l'entretien d'églises et d'installations connexes.
Le projet de loi, présenté par le ministère de l'Aménagement du territoire et des infrastructures, a été adopté dans son intégralité par 67 voix pour, 26 contre et 3 abstentions, rapporte Factor.am.
Au cours des débats, Vage Galumyan, président de la commission permanente de l'Assemblée nationale chargée des questions d'aménagement du territoire, d'autonomie locale, d'agriculture et de protection de l'environnement, a souligné que ces modifications ne visaient pas l'Église, mais avaient pour but de réguler les relations foncières.
Selon le gouvernement, cette initiative s'inscrit dans le cadre d'une politique visant à garantir une utilisation ciblée et efficace des biens publics et municipaux. Ces changements doivent donc être considérés dans ce contexte précis.
Auparavant, le Premier ministre Nikol Pashinyan avait diffusé une déclaration en collaboration avec les évêques et archevêques qui avaient exigé la démission du catholicos, appelant à soutenir les réformes au sein de l'Église apostolique arménienne. Il l'a lue en direct sur Facebook, puis les évêques et archevêques qui l'accompagnaient ont signé le document. Il a également annoncé la création d'un conseil de coordination chargé d'organiser le processus de réforme de l'Église ; les décisions concernant sa composition seront prises à l'unanimité.










