SunChild : le cinéma au service de la biodiversité en marge de la COP17
Le cinéma Moscow, situé sur la place Charles-Aznavour à Erevan, a accueilli le 22 octobre l’ouverture de la 14e édition du SunChild International Environmental Festival, organisée du 19 au 30 octobre. En parallèle des négociations de la COP17 sur la biodiversité, ce rendez-vous cinématographique entend sensibiliser le public aux enjeux environnementaux à travers le regard des réalisateurs du monde entier.
Par Louna Proniaev
Fictions, documentaires et films d’animation composent la programmation de cette édition, qui réunit des œuvres provenant de plus de 70 pays. Au-delà de sa dimension culturelle, le festival défend une conviction : le cinéma peut contribuer à transformer notre rapport au vivant et à éveiller les consciences face aux menaces qui pèsent sur la biodiversité.
Changer notre regard sur la nature
Alors que les négociations de la COP17 portent notamment sur les engagements, les financements et les mesures nécessaires à la préservation de la biodiversité, le SunChild propose une autre approche, fondée sur l’émotion et la sensibilisation du public.
Présent à l’ouverture du festival, l’ambassadeur de France en Arménie, Florian Escudié, a souligné la complémentarité entre ces deux démarches. Selon lui, l’avenir de la planète se joue à la fois dans les négociations diplomatiques, où sont abordées des questions techniques essentielles, et dans des initiatives comme le SunChild, capables de toucher les consciences.
« Lorsqu’on regarde des documentaires sur la nature, on change notre regard sur le monde. Et changer notre regard sur le monde, c’est déjà commencer à le changer », a-t-il déclaré.
L’ambassadeur a également salué le rôle du festival dans la sensibilisation aux enjeux environnementaux, rappelant la nécessité de mieux écouter la nature : « C’est une triste chose que la nature parle, mais que l’être humain ne l’écoute pas. »
L’émotion comme moteur de l’engagement
Le cinéma peut aussi susciter une prise de conscience en touchant le public au-delà du seul discours scientifique. Le représentant de l’entreprise Ucom, partenaire du festival, a souligné la capacité des films à émouvoir les spectateurs et à les inciter à agir en faveur de l’environnement.
La soirée d’ouverture s’est poursuivie avec la projection du documentaire Jane Goodall: The Hope, réalisé par Kim Woodard et Elizabeth Leiter. Le film retrace le parcours de la célèbre primatologue et militante écologiste Jane Goodall, devenue une figure emblématique de la protection des animaux et de la défense du vivant.
En mettant en lumière des parcours inspirants et des histoires qui rapprochent le public du monde naturel, le SunChild International Environmental Festival rappelle que la préservation de la biodiversité ne relève pas uniquement des décisions politiques : elle repose aussi sur la sensibilisation, l’éducation et l’évolution de nos comportements.
Tous les événements du festival sont gratuits.