
L'Azerbaïdjan a suspendu sa coopération avec le Parlement européen après l'adoption d'une résolution qui soulève la question de la responsabilité de Bakou, notamment dans le contexte de la situation relative au patrimoine culturel et religieux arménien. Cette décision a été approuvée par le Parlement national, le Milli Majlis. Le document prévoit la cessation de toute forme de coopération avec le Parlement européen, ainsi que la participation à des formats conjoints, y compris Euronest. En outre, la procédure de retrait de la délégation azerbaïdjanaise de cette structure a été engagée.
Les autorités officielles de Bakou ont vivement critiqué cette résolution. L'assistant du président azerbaïdjanais, Hikmet Hajiyev, l'a qualifiée de « honte diplomatique » et a déclaré que les décisions du Parlement européen n'avaient aucune importance pour le pays. Selon lui, l'Azerbaïdjan n'a aucune obligation envers cette institution, et le Parlement européen lui-même n'a pas le mandat d'exprimer une position sur de telles questions. Il a également souligné que de telles mesures pourraient nuire au processus de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.
Dans ce contexte, de nouvelles accusations ont été portées en Azerbaïdjan. La députée Parvana Velieva a notamment déclaré que l'ancien procureur de la Cour pénale internationale, Luis Ocampo, participerait à des campagnes de propagande contre l'Azerbaïdjan.
Dans le même temps, la partie arménienne, représentée par le Bureau de la Fédération arménienne européenne pour la justice et la démocratie (EAFJD), a salué la résolution. Dans sa déclaration, elle souligne que ce document renforce le soutien au développement démocratique de l'Arménie et aborde les droits des Arméniens du Haut-Karabakh, y compris le droit au retour en toute sécurité.
Elle insiste tout particulièrement sur la nécessité de libérer les prisonniers et exige que les responsables de la destruction du patrimoine culturel et religieux arménien soient traduits en justice.
Le président du bureau, Gaspard Karampetian, a souligné qu'au vu des informations faisant état de la destruction d'églises arméniennes à Stepanakert, il est important que la Commission européenne agisse dans le cadre de son mandat et veille à ce que l'Azerbaïdjan soit tenu pour responsable. Face aux critiques adressées aux autorités arméniennes selon lesquelles la question de la préservation du patrimoine culturel arménien n'est pas suffisamment mise en avant sur la scène internationale, le Premier ministre Nikol Pashinyan a commenté la situation.
Il a notamment souligné la nécessité d'aborder ces questions de manière globale et de prendre en compte d'éventuels scénarios inversés, tout en précisant que toute décision devait s'appuyer sur des accords consignés et publiés.









