Fête de la Francophonie Universitaire

Arménie francophone
14.04.2026

À l’occasion de la fête de la francophonie universitaire, l’Université pédagogique d’Etat (Armenian State Pedagogical University) a accueilli, le 3 avril, un concert célébrant les liens entre la France et l’Arménie. Entre musique traditionnelle et répertoire francophone, l’événement a illustré la vitalité d’une coopération culturelle portée par les universités et les acteurs de la francophonie.

 

Par Pablo Hello

À l’ASPU, la musique célèbre les liens franco-arméniens

Le 3 avril 2026, en milieu d’après-midi, l’Université pédagogique d’Etat (Armenian State Pedagogical University) a accueilli un concert organisé dans le cadre de la fête de la francophonie universitaire. À travers cet événement, l’objectif était clair : mettre en lumière les relations entre la France et l’Arménie en s’appuyant sur un langage commun, accessible à tous - la musique.

Organisée en collaboration avec l’Agence universitaire de la Francophonie, l’Université française en Arménie et l’Université d’État d’Erevan, la rencontre s’inscrit dans une dynamique de coopération académique et culturelle qui s’est progressivement renforcée au fil des années.

 

Une ouverture tournée vers l’avenir

La cérémonie a débuté par les interventions des maîtres de cérémonie, étudiants de l’UFAR et de l’Université d’État d’Erevan, accompagnés de représentants de l’université hôte. Dès les premières prises de parole, les organisateurs ont tenu à souligner la continuité des échanges entre les deux pays, évoquant « un parcours qui porte ses fruits ».

Ils ont rappelé qu’en une décennie, les coopérations universitaires et professionnelles franco-arméniennes ont connu un essor significatif, trouvant aujourd’hui une nouvelle forme d’expression à travers la culture. « La musique est la preuve de notre coopération vivante », ont-ils affirmé, avant d’ajouter que ces liens sont appelés à se renforcer dans les années à venir.

Dans cette logique, ils ont introduit la soirée par une formule qui en résumait l’esprit : 

 

«Aujourd’hui, nul besoin de traduction, la musique parlera d’elle-même».

 

Une première partie ancrée dans la tradition arménienne

Le concert s’est ouvert sur une séquence consacrée à la musique traditionnelle arménienne. Cinq performances, mêlant chants et compositions instrumentales, ont permis de parcourir différentes périodes et styles, offrant au public une immersion dans la richesse du patrimoine musical national.

Cette première partie a mis en avant la diversité des expressions artistiques arméniennes, tout en rappelant le rôle central de la musique dans la transmission culturelle.

 

Une francophonie incarnée et partagée

La transition vers la seconde partie du concert a été marquée par l’intervention de Laure Castaing, directrice régionale pour l’Europe centrale et orientale de l’Agence universitaire de la Francophonie. Elle a salué la vitalité des échanges culturels et académiques, évoquant une « diversité vivante de cultures, de langages et de savoirs ».

Son intervention a introduit une nouvelle dimension du concert, tournée vers la rencontre entre les héritages musicaux français et arméniens.

 

Une rencontre entre deux répertoires

La seconde partie de l’événement a ainsi proposé des interprétations d’œuvres issues du répertoire francophone, revisitées par des artistes arméniens. Des figures emblématiques comme Charles Aznavour et Édith Piaf ont été mises à l’honneur, illustrant la manière dont ces œuvres continuent de circuler et de résonner dans différents contextes culturels.

À travers ces performances, le concert a donné à voir un dialogue artistique concret, où les influences françaises et arméniennes se croisent sans s’effacer.

 

Une clôture sous le signe du partage

L’événement s’est achevé dans une atmosphère chaleureuse, portée par les applaudissements du public. Au-delà de la performance artistique, ce concert a incarné un moment de rencontre et de reconnaissance mutuelle entre deux cultures étroitement liées.

En mettant la musique au cœur de cet échange, la fête de la francophonie universitaire a une nouvelle fois démontré que les relations franco-arméniennes ne se limitent pas aux institutions, mais s’expriment aussi pleinement dans la création et le partage culturel.